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La
pisciculture de consommation contitue une ressource alimentaire en
pleine croissance depuis plusieurs années sur le plateau Bateke.
C'est ainsi que l'on y retrouve actuellement 184 étangs
totalisant une superficie de 5,5 hectares.
À
la demande de paysans qui avaient manifestés leur
intérêt pour cette ressource, le CADIM a approché
le service d'aquaculture du Ministère de l'Agriculture de la
R.D.C. afin de mener une étude de faisabilité quant
à l'implantation de la pisciculture dans la région. A la
suite de cette démarche et sous financement de la FAO, un
premier site a été construit dans le village de Yosso. Un
chantier de 90 étangs a ainsi débuté et le site
développé sera bientôt en fonction. Un second site
de 35 étangs est également en construction dans le
village de Kiampu sous financement de l'ambassade des Pays-Bas.
Un
centre d'alevinage financé par l'ambassade de Suisse est
également en construction le long de la LIMBIMI à
proximité du centre CADIM à Mbankana. Le centre
d'alevinage est composé de neuf étangs et de trois
écloseries. Par l'ouverture de ce dernier développement,
le CADIM vise le passage d'une pisciculture de consommation locale
à une pisciculture commerciale. Cette activité est
considérée comme une importante source de revenus
potentiel en vue de consolider l'autofinancement du CADIM
Principalement
deux espèces sont élevées dans les étangs.
Ce sont « Clarias gariepinus » ou poisson chat et «
Oreochromis nilotica » communément appelé
tilapia. Le poisson chat présentant une croissance plus
rapide ainsi qu'un meilleur rendement, les centres d'alevinages y
concentrent leurs efforts.
La
nourriture des poissons constituant un facteur limitatif pour le
développement de la pisciculture locale, différentes
recherches sont actuellement en cours au sein du CADIM afin de trouver
des solutions à ce handicap tout en tenant compte des ressources
et du contexte local. Ceci est notamment le cas de l'utilisation de
« canardières » pour favoriser la production du
plancton dont se nourrit le poisson chat. Différentes
études sont également en cours pour évaluer
l'utilisation des déchets végétaux
résultants de la fabrication de la bière, ou
drèche. Cette solution semble prometteuse.
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