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Formations diverses
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L'autonomie
et la pérennisation des actions dans un esprit
d'ammélioration du bien-être de la population
concernée étant des objectifs majeurs du CADIM, un accent
particulier est mis sur la formation appliquée. C'est ainsi que
le CADIM s'est peu à peu entouré de modules de formation
dans des domaines aussi variés que la formation des femmes, les
champs école paysanne, l'entreprenariat, la prévention du
SIDA et l'hygiène moderne, ou encore la formation aux techniques
informatiques de secrétariat.
Une formation villageose
Champs
école paysanne : démarré avec l'appui de la FAO et
de l'UE, les 12 premiers « champs école paysanne »
portant sur la culture du manioc ont vu le jour en 2002. Le
succès rencontré fut tel qu'il engendra
immédiatement 26 nouvelles écoles portant ainsi à
38 le nombre de « champs école paysanne » du CADIM
sur le plateau Bateke.
L'enseignement
dans un « champ école paysanne » se fait par
l'intermédiaire d'un(e) « facilitateur(trice) »
formé(e) et suivi(e)
régulièrement par des spécialistes du CADIM, de la
FAO, de l'INERA ou de l'IITA.
Session de champ école Cours au féminin
L'enseignement
se fait au champ par groupe de 5 ou 6 personnes,
constitués à 80% de femmes, qui se réunissent une
fois par semaine pour une durée de session courant un
cycle végétatif complet de la plante
étudiée (e.g. un an pour le manioc, trois mois pour le
maïs, le niébé et l'arachide).
La session se compose de 4 parties :
1. le champ d'apprentissage constitué lui-même de 3 éléments
une
première parcelle sert de modèle de gestion
intégrée des prodcutions et des protections. On y compare
la croissance et de la productivité des plantes cultivées selon les techniques
traditionnelles avec celles obtenues par les techniques modernes.
une
deuxième parcelle sert aux études spécifiques
telles que la comparaison des rendements obtenus par différentes
variétés et les techniques de préparation du
terrain et les dates de plantation.
une
troisème parcelle sert de démonstrateur pour la
multiplication de matériels sains. Différents
thèmes spécifiques tels que la phytosanitation, la
récolte de feuilles, l'identification des maladies et des
ravageurs ainsi que la conservation des cultures y sont
développés.
2.
l'analyse économique qui sert à évaluer la
rentabilité d'un champ. On y introduit des notions de coût
de main-d'oeuvre, de production, de rentabilité, etc.
3. l'apprentissage de la dynamique de groupe
4. la planification et l'organisation d'un groupement de paysans
Durant
l'ensemble de la session, l'accent est mis sur la réflexion et
la responsabilisation des paysans par le biais de concertations et de
déductions ou de décisions tirées des observations
faites sur les champs d'apprentissage selon le mode d'analyse
agro-écosystémique, et de les appliquer dans leurs champs individuels.
Les Champs Ecole Paysannes ont un impact direct à au moins trois niveaux :
i) sur le plan social, ils permettent le regroupement de femmes et
permettent une valorisation du métier agricole. ii) au plan
économique, les membres y apprennent à faire une gestion
de revenu conduisant à une augmentation du niveau de vie et
à une moins grande vulnérabilité envers les
imprévus. iii) au point de vue environnemental, les techniques
de rotation des cultures, de gestion des insectes et de gestion des
cultures en fonction de la pluviométrie contribuent à
l’élaboration d’une agriculture durable dans le
milieu.
Formation
en entreprenariat : les fermiers de la région pratiquent
principalement une agriculture de subsistance dont les
bénéfices ne sont pas réinvestis mais plutôt
dépensés en d'autres types de dépenses non
reliées à la production initiale. Ceci résulte
notamment d'une méconnaissance du potentiel commercial de la
production agricole qui représente une notion souvent mal connue
et non intégrée. Pour palier à cette situation de
bloquage au développement, le CADIM a instauré des
ateliers de formation en entreprenariat. La formation dispensée
a pour objectif l'apprentissage des connaissances de base et du
comportement requis pour l'entreprenariat. Subséquemment, un
réseau d'entrepreneur a été formé afin de
concrétiser les enseignements et d'initier le
développement en cette matière.
Le
réseau se compose actuellement de deux pôles, le premier
dans le village de Mampu se spécialise dans la vente de
services, le second dans le village de Mbankana a ouvert une pharmacie
et travaille à la mise sur pieds d'une « provenderie
» pour permettre la commercialisation de l'élevage et de
ses produits.
COLUVIS
et prévention : sur le plateau Bateke, comme partout dans le
monde, la mobilité des populations favorise la diffusion des
maladies transmises sexuellement. Pour pallier à cette
situation, à l'initiative du CADIM le comité de
coordination de lutte cntre les infections sexuellement transmissibles
(IST), le VIH et le SIDA (COLUVIS) a été formé en
juin 2001. C'est ainsi que diverses sessions de sensibilitsation et de
formation ont été présentées par l'Institut
Africain pour le Développement Économique et Social
(INADES). Les volontaires ainsi formés diffusent ensuite
l'information en organisant des groupes de discussion ainsi que
d'autres activités sociales ayant pour thème la
prévention du SIDA et des IST. Le CADIM supporte
également directement cet effort social dans le cadre de la
formation des animateurs et en mettant ses locaux et son
matériel audiovisuel à leur disposition.
Autres
formations : le CADIM se défini comme un centre « d'appui
au développement intégral ». Comme tel, il lui
revient de s'impliquer directement dans le développement de
toutes les facettes de la vie villageoise et d'initier tous les axes
qu'il peut raisonnablement envisager comme productifs pour la
population. Il doit ainsi être « l'accompagnateur discret
et efficace » du développement et du bien-être
villageois de la région. Cette responsabilité
l'amène à offrir, à s'impliquer ou à
participer à de nombreuses activité dont :
la formation en bureautique
la planification participative des associations et organisations paysannes aux niveaux primaires et secondaire
l'introduction à la pédagogie de l'évaluation auto-animée
la
formation sur le droit des enfants et la non-violence dans les
écoles (formation supprotée par la Croix Rouge de
Belgique)
la prévention de la trypanosomiase
l'aménagement, l'entretien et la gestion des pâturages
la gestion et l'harmonisation des conflits ...
Le
volet alphabétisation organise des sessions
d'aphabétisation dans les centres désservis par le CADIM.
C'est ainsi qu'en 2002, 24 centres d'alphabétisation ont
été installés permettant la formation de 205
participants dont 90 % sont des femmes. Les sessions
d'alphabétisation sont également utilisées pour
aider les femmes à s'organiser en associations ou en groupements
paysans avec objectif d'auto-promotion, notamment pour la gestion des
ressources communes et l'installation de boites de premier secours.
en
dépit de nombreuses contraintes, le programme « femmes et
développement » a pris un grand essor dans les
dernières années. Ainsi, les mamans sont de plus en plus
conscientes de l'importance des vaccinations, de la
fréquentation de l'école pour les enfants et de la
propreté. On remarque également que les femmes
s'affirment
de plus en plus en prenant la parole dans les assemblées ou en prenant la direction de divers groupements.
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