L'agroforesterie
repose sur l'exploitation séquentielle et cyclique sur une
période de 7 années, plus une année de
jachère, de parcelles boisée d'acacias (anciennement
appelé Acacias auriculiformis) de 25 hectares dont l'usufruit
revient directement à la famille paysanne responsable. A ces
mêmes parcelles sont associés une maison et une citerne
externe pour l'eau de pluie avec la possibilité de devenir
propriétaire.
Suivant
ce schéma les paysans déboisent une bande d'environ 3
hectares chaque année et transforment la récolte par
carbonisation en charbon de bois Pépinière d'accacia ou « makala ». La
production de « makala » est vendue à des
commerçants ambulants qui approvisionnent ainsi les grands
centres,dont la ville de Kinshasa. Après débardage et
nettoyage du terrain, l'apport financier obtenu est
complété par la culture de maïs et/ou de manioc sur
les parcelles déboisées.
Respecteuse
de l'environnement, la plus-value résultante de l'utilisation
des ressources du terrain fournis le moyen de subsistance du femier et
de sa famille.
Le
type de support - formation, qui s'apparente davantage à un
accompagnement des fermiers, apporté par le CADIM est
utilisé selon les circonstances et les besoins pour l'ensemble
des activités agro-sylvo-pastorales. C'est ainsi que les
mêmes parcelles agroforestières servent également
pour l'élevage du bétail, de porcs, de volaille et
à la culture d'arbres fruitiers qui non seulement participeront
aux moyens matériels de subsistances du fermier mais lui
permettront également un apport financier substantiel par la
vente des produits.